Nanjing

Cinq heures de sommeil, un nouveau départ, une nouvelle façon de voyager. C’est le train qui cette fois nous transporte vers la cité Nanjing, située dans la province du Shandong à 2h30 de Shanghai. Rapide et spacieux, le torpillard fonce vers sa cible. L’avion à beau être plus rapide et statistiquement plus sûr, on est quand même mieux  près du sol! Le terme  »1ère classe », pour désigner un service supérieur dans les transports, n’est pas compris des Chinois. Les catégories se divisent plutôt en  »sièges durs » ou  »sièges mous ». Je me félicite d’avoir mentionner que je voulais un train rapide sur sièges mous, car la perspective d’un trajet de quatre heures sur une banquette en plastique dure ne me souriait pas… 

Le fournisseur nous attends à la gare; c’est déjà bon signe. Il nous conduit ensuite vers le siège social (40 étages) du conglomérat qui abrite la minuscule branche qui nous intéresse. Nous commençons par la visite de l’étage des échantillons! Imaginez, un étage complet d’immeuble à bureaux remplis à craquer de tout ce que l’entreprise produit: vêtements, souliers, électroménagers, articles de cuisine, jeux, chauffes eau solaires etc. Je me sens soudain un brin insignifiant avec ma demande pour trois pierres gravées et une poignée de marbre. Mais notre hôte semble tout à fait intéressé par notre commerce; la rencontre se déroule bien et se termine par un succulent repas de spécialités locales pas trop bizarres. Je suis ensuite reconduit au très chic Jinling Hôtel, établissement cinq étoiles du centre-ville, où mes hôtes ont eu la prévenance de me réserver une chambre luxueuse, sans toutefois pousser l’audace jusqu’à en défrayer les coûts. Me voilà donc au 30ième étage de ma tour de cristal, savourant un luxe inconnu, loin du sol, du bruit et du froid. Encore un peu et j’y prendrais goût. Même la connexion Internet normalement si lente en Chine, est ici très rapide et impeccable. Étonnant ce que quelques dollars de plus peuvent faire comme différence. 

Le lendemain, je prends quelques heures pour vagabonder dans la ville avant de retourner vers Shanghai. Se perdre dans la cité, marcher sans but précis. Mais peut-on vraiment se perdre dans une ville que l’on ne connaît pas, au centre d’un pays dont ignore tout, entouré de millions de gens qui ne vous comprennent pas? J’aime bien partir au hasard, hors des sentiers touristiques, et errer dans les tripes urbaines pour sentir battre le pouls de la cité vivante. Marcher seul et deviner les yeux curieux qui louchent vers l’étranger trop rarement aperçut. Saluer un regard perplexe et continuer son chemin. Je visite un temple bouddhiste et je grimpe le Zijin Shan (Purple Mountain) qui ferait rougir le Mont-Royal. Somptueuse montagne à flanc de cité, la noble protubérance est plantée d’une magnifique forêt de bambous. J’aime le bambou! La montagne abrite plusieurs sites d’intérêts dont un observatoire et ses instruments de bronze datant d’un autre siècle. De retour à la gare, j’attends le train qui me ramènera à l’origine de tous mes départs. 

Pour voir les photos liées à cet article, suivre le lien  »Nanjing »  >>>

Vous pouvez également consulter  »la carte de mes trajets » >>>

1 commentaire à “Nanjing”


  1. 0 Liz 30 jan 2007 à 0:42

    Mon cher Manu,

    Intarissable, inébranlable et inépuisable….tu continues de nous abreuver de tes fabuleux récits et commentaires sur le pays du soleil levant.
    Chaque jour, je pars à la découverte de tes nouvelles aventures et je ne m’en lasse pas.
    Cependant je n’ai pas bien compris ce que tu allais chercher chez ce nouveau fournisseur….mais je le comprendrais peut-être plus tard ??

    Bises xxx :)

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